Culte de l'appropriation et de la consommation
Dans cette île, exister, c’est posséder. Le statut passe par les signes extérieurs de richesse, et la réussite repose sur la domination, la performance et l’individualisme. L’émotion, la solidarité ou l’écologie sont reléguées au second plan face à la quête de prestige.
Extrait du descriptif de l’île
L’étude complète propose plusieurs pages.
Le Culte de l’appropriation et de la consommation, embrassé par 10,9 % des Français, repose sur une croyance forte dans la réussite individuelle par la possession et la consommation ostentatoire. Ici, le statut social s’affiche à travers les objets que l’on possède, les marques que l’on porte, les lieux que l’on fréquente. Consommer, c’est appartenir, se distinguer et affirmer sa place dans une hiérarchie valorisant richesse, performance et ambition. L’insulaire adopte les codes de ce groupe comme autant de signes de reconnaissance : shopping, placements financiers, voyages, objets connectés, gastronomie, réseaux sociaux. La réussite se mesure à la capacité demprunter l’Autoroute de l’abondance, jusqu’au Massif de l’ostentation, point culminant de ce mythe du prestige. Cette île-culture érige la domination et l’individualisme en principes fondateurs. Être un Héros, c’est dominer les autres par sa réussite, son pouvoir, son apparence et sa maîtrise des codes sociaux. Le conformisme et la performance ne sont pas vus comme des contraintes, mais comme les moyens nécessaires pour accéder à la Plaine du succès . En parallèle, tout ce qui est perçu comme vulnérable, collectif ou émotionnel est relégué aux marges : solidarité, famille, éthique, empathie, écologie, santé, voire même éducation et vérité sont perçues comme secondaires ou inutiles. Il ne s’agit pas ici de s’impliquer dans la société mais de s’en extraire, par la richesse et le style de vie, dans une quête de distinction permanente. Ce mode de vie engendre une série de paradoxes : le culte de l’ordre cohabite avec les effets du désordre ; la recherche de contrôle masque une profonde exclusion sociale ; le luxe affiché masque le déni des déséquilibres environnementaux et humains. Pourtant, ces dommages collatéraux ne sont pas interrogés, car ils sont intégrés comme le prix à payer pour réussir sa vie. Deux grandes trajectoires structurent cette culture
Système d’obligations et interdits
Les interdits et obligations sont des règles qui organisent le comportement en société. Ils permettent de maintenir l’ordre et la cohésion sociale de l’Ethnostyle®®. Les interdits empêchent certains actes et posent les limites de ce qui est acceptable (ex. : meurtre, inceste). Les obligations imposent des comportements attendus (ex. : respecter ses parents), mais ont souvent moins d’impact sur la structure sociale que les interdits.
Voici une sélection de quelques obligations et interdits de l’Ethnostyle® Culte de l'appropriation et de la consommation, par importance décroissante. L’étude complète en propose plusieurs dizaines.